Imprimer la page
Envoyer un mail

Histoire

Premiers habitants

Notre région a été occupée dès la préhistoire. L’homme s’était installé d’abord près du lac comme en témoigne la nécropole mise à jour près de l’embouchure de la Dullive.
Puis vinrent les Romains. Leur conquête au nord des Alpes commença à Genève et Nyon où s’installèrent les troupes vers 45 av. J.-C. Le site de Gland fut vraisemblablement occupé par une villa dont les vestiges ont disparu mais qui nous a laissé son nom: Villa Glannis.
Mais un village existe bel et bien, on en parle dès lors: Glannis, Glanez, puis Gland ; il passe de la maison de Cossonay à celle de Prangins et encore à celle de Savoie.

Sous la gouverne de Berne

En 1536, les habitants de Gland – les croqueraves – voient passer l’armée bernoise et s’installer les représentants de la forte République. Ils se réforment, perdent peut-être quelques libertés mais voient s’agrandir leur territoire: le bailli leur octroie les terres de Marcins, village déserté à l’est de Vich, ce qui nous vaut de toucher à Begnins en même temps qu’au lac.

A cette époque, notre communauté dépend à nouveau de la maison de Prangins et n’a pas à s’en plaindre. Dès le milieu du XVIIIe siècle, à l’intelligente initiative du « noble et généreux Louis Guiguer », baron de Prangins, notre localité s’assainit ; les vétustes masures disparaissent, remplacées par des constructions en pierre: la plupart des fermes que nous voyons encore aujourd’hui sur la Grand’Rue et la rue du Borgeaud.

Il n’y a pas encore de commerces locaux, mais un bon nombre de cabarets ! Une cloche est hissée en 1739 pour appeler au culte, sonner les alarmes et écarter le danger de la foudre. Elle sonne aujourd’hui encore pour l’école et le Conseil communal.

Commune Vaudoise

Les Bernois partis en 1798, Vaud devient République lémanique et Gland salue son premier gouverneur, Jean-Baptiste Bellay; puis, en 1803, Vaud devient canton suisse et Gland élit son premier syndic, Jean-Marc Caboussat.

Dès lors, notre localité acquiert son visage d’aujourd’hui ; une évolution marquée d’abord par les premiers jalons du modernisme: le train (1858), la poste (1869), le téléphone (1896), l’électricité (1899), le tram Gland-Begnins (1906) et enfin l’eau sous pression (1923).
En 1920, la population comptait 962 habitants dont l’ex-empereur Charles 1er d’Autriche-Hongrie qui résidait au bord du lac. Ce chiffre va désormais augmenter régulièrement avant d’exploser dès l’ouverture de l’autoroute en 1964.

Heureusement, l’esprit du village veille. Et s’il se réjouit de l’essor de la commune, il ne peut se résoudre à l’imaginer réduite à l’état de ville fantôme. Les plans de développement sont soigneusement étudiés, Gland s’épanouit, transformé, mais pas dénaturé. A l’image du chêne, son emblème, notre Ville peut envisager le futur avec sérénité et confiance.